« Combien de temps va durer ma prothèse ? » C’est l’une des premières questions posées en consultation. Grâce aux grands registres nationaux, on dispose aujourd’hui de réponses chiffrées.
L’essentiel
Ce que disent les chiffres
Une vaste étude publiée dans The Lancet a rassemblé les données de séries chirurgicales et des registres nationaux australien et finlandais, soit plus de 200 000 prothèses de hanche. D’après les registres, environ 58 % des prothèses de hanche fonctionnaient encore 25 ans après leur pose [1].
Une étude de population britannique portant sur plus de 63 000 patients a retrouvé une survie de 95,6 % à 10 ans et de 85 % à 20 ans [2]. Autrement dit, la très grande majorité des patients gardent leur prothèse pendant de nombreuses années. Ce n’est pas un hasard si la prothèse totale de hanche a été qualifiée d’« opération du siècle » dans The Lancet [3].
L’âge au moment de l’opération
Plus on est opéré jeune, plus on a d’années devant soi, et plus la prothèse est sollicitée. Dans l’étude britannique, le risque d’avoir un jour besoin d’une reprise était d’environ 5 % après 70 ans, mais pouvait atteindre 35 % chez les hommes opérés au début de la cinquantaine [2]. Ce n’est pas une raison pour refuser une prothèse à un patient jeune qui souffre, mais c’est une information importante pour décider ensemble du bon moment.
Pourquoi une prothèse s’use-t-elle ?
- L’usure des surfaces de frottement, très réduite avec les matériaux actuels (céramique et polyéthylène).
- Le descellement, quand l’implant perd sa fixation à l’os.
- Les complications plus rares : infection, luxation à répétition, fracture autour de la prothèse.
Mettre toutes les chances de son côté
Un bon positionnement des implants, préparé par une planification 3D, un choix d’implants adapté à l’âge et à l’activité, le maintien d’un poids raisonnable et des activités sans impacts violents contribuent à la longévité de la prothèse. Un suivi régulier avec radiographies permet de dépister tôt une éventuelle usure, avant qu’elle ne donne des symptômes.
Questions fréquentes
Faut-il changer sa prothèse au bout de 15 ans ?
Non. Une prothèse n’a pas de date de péremption : on ne la change que si elle pose un problème (usure, descellement, douleur).
Une reprise de prothèse est-elle plus difficile ?
Oui, c’est une intervention plus complexe que la première pose, mais elle est bien maîtrisée par les chirurgiens spécialisés.
Le sport use-t-il la prothèse ?
Les activités sans impact (marche, vélo, natation) sont recommandées. Les sports avec chocs répétés ou chutes fréquentes sollicitent davantage la prothèse.
Consulter pour une prothèse de hanche à Paris et en Île-de-France
Les chirurgiens orthopédistes de l’ICSA Paris Nord consultent à la Clinique du Landy (Saint-Ouen, 93), à la Clinique des Maussins-Nollet (Paris 19e) et à la Clinique des Lilas (93). Ces établissements sont accessibles en métro (lignes 11 et 13) depuis Paris et toute l’Île-de-France. Nous recevons aussi des patients venus d’autres régions.
Prendre rendez-vous sur DoctolibRéférences
- Evans JT, Evans JP, Walker RW, Blom AW, Whitehouse MR, Sayers A. How long does a hip replacement last? A systematic review and meta-analysis of case series and national registry reports with more than 15 years of follow-up. Lancet. 2019;393(10172):647-654. PubMed
- Bayliss LE, Culliford D, Monk AP, et al. The effect of patient age at intervention on risk of implant revision after total replacement of the hip or knee: a population-based cohort study. Lancet. 2017;389(10077):1424-1430. PubMed
- Learmonth ID, Young C, Rorabeck C. The operation of the century: total hip replacement. Lancet. 2007;370(9597):1508-19. PubMed
Article rédigé par le Dr Elliott Kierszbaum, chirurgien orthopédiste à l’ICSA Paris Nord. Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation.